TUGURU,… une autre histoire du cinéma burundais!

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En Egypte

Son teint légèrement sombre, son sourire très professionnel, son ambition de se faire une place dans le monde du cinéma… suffisent pour vous aider à le repérer même milieu d’un peloton. Déjà, le Luxor African Film (Egypte), le FESPACO  (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou -Burkina Faso), le COPRODAC (Collectif des Producteurs pour le Développement de l’Audiovisuel et du Cinéma au Burundi), l’Uganda Film Festival(Kampala-Uganda), le FESTICAB (Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi ), l’Umugani Group (Bujumbura-Burundi), le Burundi Film Center (Bujumbura-Burundi), le Projet CELEC(Bujumbura-Burundi)…etc tous connaissent son nom. Détenteur d’une Licence en Mathématiques et de plusieurs certificats reçus dans les différentes formations en cinéma, celui qu’on surnomme Tuguru est un vrai amoureux du 7 ème art.

COPRODAC

Le jouvenceau de Kabezi…à multiples talents

 

Né en 1990, Jean Richard NIYONGABO  alias Tuguru est originaire de Kabezi, une commune située sur les rives du lac Tanganyika. Il arrive dans la capitale Bujumbura à  l’âge de 9 ans. Tour à tour footballeur, chanteur et reporteur, il découvre le théâtre en 2007 et prend des cours d’Art dramatique auprès des troupes HURIZAKO du Centre Jeunes Kamenge et RAINBOW-UMUCO. Comédien, il joue Abavunanzara, L’aveugle, Hinduka, etc. Avec ses amis, il crée, en 2008, sa propre troupe au Lycée et met en scène «L’école et les élections», « Monsieur le Prof », etc.

 

Un acteur, un scénariste, un réalisateur…dans un seul corps

Au cinéma, Tuguru a joué dans plusieurs courts-métrages dont « Nawewe »(2009) d’Ivan GOLDSCHMIDT, « Taxi love »(2010) de Jean Marie NDIHOKUBWAYO, « Nitwa Rehema »(2012) de Joseph NDAYISENGA, « Le prince de la nuit »(2012) de Lysandre et dans le long métrage: « AMAGURU N’AMABOKO » de Roland Rugero. Après une formation en réalisation avec ITULIVE MEDIA,  il réalise « LE CONTRETEPMS » en 2014 et coréalise avec Guy-Xavier «APRES LA PLUIE » en 2015. Celui qui a joué le rôle de clapman (Une personne faisant le clap de début ou de fin de séquence lors d’un tournage de film) dans le film « Welcome Home » de Joseph ndayisenga, c’était bien lui.

En 2017, son film  docu-fiction « Smile » de 8 min a remporté le prix du meilleur image au Festicab. Dans « Nyaba Express », le rôle de l’ingénieur du son n’a pas été pour lui une corvée. Il s’en est bien tiré. Au Fespaco, la même année, son film « les gros cailloux » a été bien accueilli. Il figurait dans la sélection. Des prix comme la Mention Spéciale du Jury au Festicab 2016, Meilleur Réalisateur et Meilleur rôle masculin à SOFT AWARD 2017 n’ont fait que dévoiler les talents de celui qui avait déjà prouvé aux citadins de Bujumbura que le cinéma était son truc. En 2015, son film « Après la pluie » a décroché le prix du Meilleur rôle masculin au Festicab.

Un jeune avec un grand rêve…

Après avoir visionné Les gros cailloux, on comprend que le cinéma burundais a de l’avenir. Un avenir qui est porté par ces jeunes qui osent réaliser des films  malgré le manque criant de moyens financiers. Richard fait partie de ces jeunes passionnés par le cinéma qui, de festival en festival, ne cessent  de démontrer que le Burundi regorge bien de talents. Tuguru a des projets. Et s’il existait une profession sur terre qu’il rêverait d’exercer, c’est bel et bien la réalisation. Il révèle qu’en tant que réalisateur, il envisage de réaliser un documentaire qui sera intitulé «Le Taxi-moto » pour montrer que seul le travail paye. De Février 2015 à aujourd’hui, Notre jeune est acteur/Réalisateur  à KMM films.

 

Ezéchiel NDAYIZEYE

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